Les salons

La galerie des portraits

Elle est ornée de statues et bustes néoclassiques du XIXe, de sièges Empire et de six portraits de parents et d’ancêtres de Talleyrand. Celui-ci les a commandés à Joseph Chabord, en 1817, soucieux d’affirmer une filiation prestigieuse remontant aux comtes de Périgord.

Le salon de musique

Parquet à la Versailles, boiseries sculptées et peinture d’origine sont de style Louis XVI. Un piano-forte de 1808, signé du compositeur Dussek, provient de la célèbre maison Erard. La harpe de 1818, en bois doré et vert, est due au facteur François-Joseph de Frey.

Le salon bleu

La table Louis XV a été transformée en table de jeu par les Princes espagnols. Grand joueur, Talleyrand a sûrement apprécié. Tout autour, des sièges et petits meubles de même style ou de style Louis XVI. Des vases en porcelaine de Chine et du Japon, un élégant bureau à gradin plaqué de panneaux de laque japonaise noire à décors dorés, un paravent à six feuilles en laque de Coromandel originaire de Chine et une paire de boîtes rondes à compartiments en bois laqué noir du Japon témoignent du goût de l’époque pour les objets venus d’Extrême-Orient.

Le grand salon

Avec un imposant bureau bibliothèque, un secrétaire à abattant, une table provenant probablement du palais Kaunitz occupé par Talleyrand lors du congrès de Vienne, le style Empire luit de tout son acajou et de ses bronzes dorés sous des lustres en cristal de Bohème. Il se retrouve dans les fauteuils, chaises et canapés dont les tapisseries, toutes différentes et brodées par les dames de la cour d’Espagne, reproduisent des feuilles recueillies dans le parc. Un splendide bureau Mazarin du début du XVIIIe, avec marqueterie de cuivre et d’écaille rouge de tortue, est attribué à André-Charles Boulle.

La salle à manger

La salle à manger offre dans un vaste espace, une magnifique table en acajou pour trente-six convives, des consoles rafraîchissantes en marbre, une table à trancher, et l’agrément de sa décoration. Deux belles tapisseries de Beauvais d’époque Empire répondent par leurs motifs antiques à l’œuvre attribuée à Canova : une statue d’Hébé, déesse grecque de la jeunesse et de la vitalité.