Les chambres
La grande galerie
Elle permet la desserte de tous les appartements de l’étage et se termine au sud par une petite pièce, autrefois chapelle, aujourd’hui ornée d’une copie de la Diane chasseresse de Houdon. Sur son parcours se succèdent commodes et consoles des époques Empire et Restauration.
Le cabinet de travail
Il réunit des meubles de travail ayant appartenu à Talleyrand. Le grand secrétaire du début du XIXe lui aurait été offert par le prince Murat, roi de Naples. Il comporte de nombreux tiroirs et des caches. La table de travail plaquée acajou et le fauteuil à soufflets en cuir ont servi lors de la dernière mission diplomatique de Talleyrand, à Londres de 1830 à 1834, pour le roi Louis-Philippe.
Le cabinet de toilette
Tendu de toile de Jouy, il sépare les deux chambres et servait auparavant d’antichambre. Les soins du corps se donnaient dans de petits cabinets près des alcôves. On a rassemblé ici quelques objets et meubles de toilette des XVIIIe et XIXe siècles.
La chambre de la princesse de Bénévent
Celle qui fut l’épouse de Talleyrand a porté le titre de princesse de Bénévent, quand celui-ci a reçu de Napoléon, en 1806, le duché de Bénévent, une propriété du Saint-Siège enclavée dans le royaume de Naples. Dans sa chambre, l’ensemble du mobilier date du XVIIIe siècle.
La chambre de la duchesse de Dino
La duchesse de Dino, nièce bien-aimée devenue compagne de Talleyrand, contemple depuis son portrait en robe d’apparat peint par Chabord, son ancien univers. Un très beau mobilier en acajou, dans lequel se distingue en particulier un lit bateau de style Restauration, en acajou de Cuba. Dans le cabinet de toilette attenant à la chambre, une baignoire en cuivre du XIXe et une rare chaise-bidet Régence.
La chambre du roi d’Espagne
Un bel ensemble Empire meuble la plus vaste chambre du château que le prince des Asturies a occupé de 1808 à 1814. Prisonnier de Napoléon, celui qui va devenir le roi Ferdinand VII vit dans une prison dorée grâce aux attentions de Talleyrand et aux ordres qu’il transmettra régulièrement pendant son absence. Un lit de style Louis XVI lui a été spécialement fabriqué, des petits meubles à gants, bas et mouchoirs apportent leur touche de raffinement et le miroir psyché, sa nouveauté. Sur les murs, un précieux papier peint panoramique en grisailles, illustre des épisodes de la vie de Psyché et de Cupidon.
La chambre du prince de Talleyrand
Le beau mobilier Empire provient en partie de l’hôtel Saint-Florentin, à Paris, où Talleyrand mourut en 1838. Lit en acajou avec montant surmonté d’une tête d’Egyptienne, commode retour d’Egypte avec dessus en marbre et pieds à griffes, guéridon à deux plateaux en marbre, trois pieds arrondis à griffes et tête d’épervier, motifs en bronze doré.
La chambre des invités
Le lit Directoire a appartenu à la célèbre femme de lettres Madame de Staël. Un petit guéridon étonne avec ses hiéroglyphes et ses trois pieds surmontés de têtes de lions et chaussés de sabots. Il a été conçu pour une fabrique, comme on appelait alors les édifices de fantaisie dans les parcs et jardins.